Cadre

 

Pluton

En mémoire des choses à venir



Les interprètes

Louise Bédard


LOUISE BÉDARD
Louise Bédard découvre la danse contemporaine à Montréal, au contact de la diversité des professeurs rencontrés dès 1979 au sein du Groupe Nouvelle Aire et lors de différents stages. Elle fait rapidement sa marque comme interprète, côtoyant des chorégraphes comme Jeanne Renaud, Jean-Pierre Perreault, Paul-André Fortier et plusieurs autres. Elle prend de plus en plus conscience de la richesse de la danse comme langage et devient créatrice à son tour. Depuis sa première pièce en 1983, elle a signé plus d’une trentaine d’œuvres, des solos et des pièces de groupe créées pour la scène ou in situ. Louise Bédard collabore régulièrement à des projets à caractère multidisciplinaire et tire souvent les couleurs et les timbres de son langage chorégraphique dans d’autres formes d’art comme en fait foi le cycle Itinéraire multiple qui comprend les œuvres Elles (2002), Ce qu’il en reste (2005) et Enfin vous zestes (2008). Échelonné sur plusieurs années, ce cycle a vu Louise s’inspirer de la vie et de l’œuvre de femmes créatrices issues d’autres cultures. Louise Bédard a été professeure invitée au département de danse de l’Université du Québec à Montréal, de 2006 à 2010. Elle figure aussi parmi les fondateurs de Circuit-Est en 1987. Elle fut la chorégraphe du premier Bal Moderne organisé par La 2e Porte à Gauche en 2004.
Photo Julie Artacho

 

Marc Boivin

MARC BOIVIN
Danseur, improvisateur, enseignant et chorégraphe, Marc Boivin commence sa carrière au Groupe de la Place Royale à Ottawa sous la direction de Peter Boneham et en 1985 se joint à Ginette Laurin et sa jeune compagnie O Vertigo Danse, en participant aux créations et nombreuses tournées canadiennes, américaines et européennes. Depuis 1991 c’est à titre de pigiste qu’on le retrouve dans le travail de plusieurs chorégraphes d’ici et d’ailleurs nommément Louise Bédard, Mélanie Demers, Sylvain Émard, André Gingras, James Kudelka, Jean-Pierre Perreault, Dominique Porte, Tedd Robinson, Felix Ruckert, Pierre-Paul Savoie et Catherine Tardif et depuis 2007 dans ses propres créations dont R.A.F.T. 70, Impact et plus récemment Une idée sinon vraie…. En improvisation, c’est surtout aux côtés d’Andrew Harwood, Diane Labrosse, Peter Bingham, Chris Aiken et Helen Walkley qu’il développe sa pratique. Affilié à L’École de danse contemporaine de Montréal depuis 1987 il enseigne et chorégraphie régulièrement dans diverses écoles et organismes à travers le Canada. Marc Boivin est président de la Fondation Jean-Pierre Perreault depuis 2006, a présidé le conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse d’octobre 2010 à octobre 2014, il a aussi siégé au Conseil des arts de Montréal de 2005 à 2010. Marc Boivin remporte en 1999 le prix Jacqueline-Lemieux, décerné par le Conseil des arts du Canada et en 2014 le prix Dora Mavor Moore pour son interprétation dans la pièce WOULD, dansé au côté de Kate Holden, une chorégraphie de Mélanie Demers.
Photo Julie Artacho

Paul-André Fortier

 

PAUL-ANDRÉ FORTIER
Paul-André Fortier apporte depuis plus de 40 ans sa contribution à la danse contemporaine québécoise, en tant que créateur, interprète et pédagogue. Il a signé une cinquantaine de chorégraphies, solos, pièces de groupe, propositions in situ. Interprète à la forte présence, cet « homme qui danse » s’impose des contraintes d’espace, de temps et de technique, afin d’explorer ses propres limites et celles de son art. Inspiré par le croisement des disciplines artistiques, il a collaboré avec d’autres créateurs, notamment Françoise Sullivan, Betty Goodwin, Rober Racine, Alain Thibault, Robert Morin ou encore Malcolm Goldstein. Paul-André Fortier a débuté sa carrière comme interprète dans les années 1970, au sein du Groupe Nouvelle Aire, où il a participé aux premières œuvres de ses pairs (Édouard Lock, Daniel Léveillé). En 2010, il est nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par la France. En 2012, il reçoit le Prix du gouverneur général pour les arts du spectacle et une nomination au sein de l’ordre du Canada en tant qu’Officier. En 2013, il se voit accorder une bourse de carrière du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et le titre d’Ambassadeur de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke l’année suivante. En 2007, Paul-André offre une carte blanche à La 2e Porte à Gauche dans le cadre de la Nuit blanche de Montréal à la Cinquième Salle pour la création du spectacle Blind date : un rendez-vous chorégraphique. En 2013, il participait au pARTy de La 2e Porte à Gauche. À 67 ans, Paul-André Fortier continue de monter sur scène pour offrir au public une danse empreinte de maturité.
Photo Julie Artacho

Peter James

 

PETER JAMES
Acteur danseur performeur depuis plus de 30 ans, Peter James s'est investi dans une recherche sur le mouvement, la voix et le texte. Il évolue sur scène dans des disciplines aussi diverses que la danse, le théâtre la performance interdisciplinaire et le cirque. Il collabore aux créations d'une variété d'artistes d'ici et d'ailleurs (Cie HVDZ, Guy Alloucherie en France, Élisabeth Ancion en Belgique,  Zoopsie, Le Pool, Catherine Tardif, Alain Francoeur, Momentum, etc.). Il signe des mises en scène, mises en piste et 4 solos (Parade d'états, Ze psykotyk happening project, Les feuilles mortes, etc.). Ces dernières années, il collabore avec Dana Michel, Manu Roque, Stéphane Gladyzewski, Nicolas Cantin, Frédéric Gravel, Susanna Hood et plusieurs autres. Peter collabore avec La 2e Porte à Gauche en tant qu’interprète pour Nicolas Cantin dans Danse à 10 (2011) et pour Frédérick Gravel dans Rendez-vous à l’hôtel (2014). Il est aussi conseiller artistique, œil extérieur et dramaturge en plus de donner des ateliers de présence scénique à l’École national de cirque, au Studio 303, et pour En Piste.
Photo Claudia Chan Tak

Linda Rabin


LINDA RABIN
Linda Rabin enseigne le mouvement depuis plus de 45 ans. Chorégraphe et enseignante en danse, co-fondatrice de l’École de danse contemporaine de Montréal, elle s’est orientée vers l’éducation somatique dans les années 90. Son désir d’intégrer un processus créatif et personnel à une formation en danse, l’a inspiré à fonder, en 1981, avec sa collègue Candace Loubert, Les ateliers de danse moderne de Montréal (LADMMI) maintenant sous le nom de L’École de danse contemporaine de Montréal. Elle est devenue praticienne du Body-Mind Centering® et du Continuum Movement.  Aujourd’hui, le Continuum demeure au cœur de sa pratique, ce qu’elle enseigne à Montréal, au niveau national et international. Linda partage sa passion de vie avec les danseurs et personnes de tous horizons: le mouvement comme art et guérison, comme chemin de connaissance et pratique spirituelle. Linda a collaboré avec Jean-Sébastien Lourdais pour l’acte 1 de Pluton présenté en 2015 à l’Agora de la danse.
Photo Julie Artacho

 

Michele Febvre

MICHÈLE FEBVRE
Michèle Febvre a enseigné au département de danse de l’UQAM de son ouverture en 1979 à son départ à la retraite en 2004. Comme interprète, elle a fait partie de l’aventure pionnière du Groupe Nouvelle Aire dans les années soixante dix, puis de Fortier Danse Création, participant également à des projets chorégraphiques et des performances avec les artistes Françoise Sullivan, Istvan Kantor et Louise Bédard. Auteure de nombreux articles sur la danse, elle a également dirigé les ouvrages collectifs La danse au défi (1987), Jean-Pierre Perreault. Regard pluriel (2001), Anatomie du vertige. Ginette Laurin, 25 ans de création (2005) et publié la monographie Danse contemporaine et théâtralité (1995). 
Photo Julie Artacho

 

Ginette Laurin


GINETTE LAURIN
Avec plus de 50 créations à son actif et une renommée internationale, Ginette Laurin compte parmi les figures de proue de la danse contemporaine canadienne. Formée en gymnastique, en danse moderne et en ballet classique à Montréal et à New York, elle devient vite une interprète recherchée lorsqu’elle entreprend sa carrière de danseuse au début des années 1970 à Montréal. Après quelques œuvres créées à titre de chorégraphe indépendante, elle fonde O Vertigo en 1984, compagnie aujourd’hui reconnue pour sa puissance expressive et la cohérence de sa vision artistique. Depuis ses débuts, Ginette Laurin se construit une enviable réputation mondiale en créant, année après année, des œuvres percutantes dans lesquelles elle renouvelle la gestuelle et les images pour mieux donner forme aux thématiques abordées. Parallèlement à ses activités au sein d’O Vertigo, elle signe des chorégraphies pour d’autres compagnies et transmet ses connaissances à titre de professeur et de conférencière, au Canada et à l’étranger, et lors des stages organisés par O Vertigo. Photo Julie Artacho

 

Daniel Soulières


DANIEL SOULIÈRES
Dynamique au sein du milieu de la danse montréalaise depuis plus de trente ans, Daniel Soulières est le fondateur et directeur artistique de la compagnie Danse-Cité qu’il a créée en 1982. Daniel Soulières est l’interprète de plus 190 créations pour une cinquantaine de chorégraphes, qui totalisent près de 1000 spectacles sur scène présentés en Amérique, en Australie et en Europe. Il est soliste, entre autres, pour les chorégraphes Louise Bédard, Danièle Desnoyers, James Kudelka, Jean-Pierre Perreault et Linda Rabin. Au cours de ses années de métier, il diversifie ses collaborations et travaille fréquemment avec des chorégraphes de toutes les générations. Par ailleurs, Daniel Soulières partage l’univers « perreauesque » pendant plus de vingt ans. Depuis la chorégraphie-rencontre Dix minutes en 1980 (devenue par la suite un solo), il a dansé la plupart des œuvres du chorégraphe Jean-Pierre Perreault. Daniel Soulières travaille avec plusieurs metteurs en scène, notamment Denis Marleau et Gilles Maheu, et est de la distribution d'une quinzaine de films. Daniel Soulières est aussi chorégraphe. Il est membre fondateur du Regroupement québécois de la danse et a également participé à la création de Diagramme Gestion culturelle. En février 1989, il reçoit le Prix Jacqueline-Lemieux qui souligne l’ensemble de sa carrière.
Photo Julie Artacho

Les chorégraphes

Mélanie Demers

MÉLANIE DEMERS
Mélanie Demers étudie la danse, la littérature et le théâtre à Québec avant de revenir dans sa ville natale pour suivre une formation d’interprète à la très réputée École de danse contemporaine de Montréal. Elle en ressort diplômée en 1996 et fait ses débuts auprès de divers chorégraphes dont Danièle Desnoyers, Roger Sinha et Paula de Vasconcelos. Deux ans plus tard, elle est engagée par Ginette Laurin avec qui elle œuvrera pendant près de 10 ans tout en multipliant les collaborations avec des chorégraphes émergents. Artiste socialement engagée, Mélanie Demers voyage pour enseigner la danse au Kenya, au Niger, au Brésil et particulièrement en Haïti, où elle s’implique dans le développement artistique et culturel. La dure réalité des pays en voie de développement et du quotidien des populations défavorisées la conforte dans l’idée que l’art n’a de sens que par sa portée politique et sa capacité à susciter la réflexion. C’est dans cette perspective qu’elle crée Les Angles morts (2006), Sauver sa peau (2008), Junkyard/Paradis (2010) et Goodbye (2012). Avec MAYDAY remix (2014), elle pousse encore plus loin le mariage des genres et l’hybridation des formes. Sa dernière pièce WOULD (2015) remporte le Prix du CALQ pour la meilleure œuvre chorégraphique dans le cadre des Prix de la danse de Montréal en 2015. Mélanie a déjà collaboré avec La 2e Porte à Gauche en 2011 pour le spectacle Danse à 10. Et c’est parce qu’elle croit qu’il reste toujours une raison d’espérer, même dans la pire situation, qu’elle baptise sa compagnie MAYDAY, créée en 2007.
Photo : Sabrina Reeves

 

Katie Ward

KATIE WARD
Katie Ward vit et travaille à Montréal, où, en 2011, elle fonde la compagnie qui porte son nom. En 2014, elle a présenté son nouveau travail de groupe, Infinity Doughnut, à St. John’s, Terre-Neuve, ainsi qu’à Montréal. La pièce voyagera ensuite à Nottingham, Royaume-Uni, dans le cadre de Dance4, ainsi qu’au Théâtre Centennial à Lennoxville, Québec. Infinity Doughnut a bénéficié de résidences de création à Dance4 (UK) et à Créteil (FR). En 2014 et janvier 2015, Katie a aussi présenté un tout nouveau solo de 40 minutes, Réalité, à la Casa del Popolo à Montréal, au Fluid Festival à Calgary, ainsi qu’au Kinetic Studio à Halifax. Sa création précédente, Rock Steady, a été accueillie à Montréal, en France, ainsi qu’au Royaume-Uni. Plusieurs de ses chorégraphies ont été présentées à Montréal, notamment Hawks and Doves (Tangente, 2007), The Thrills: Wilderness Retreat (Tangente, 2005) et Collapsible Uprisings (Salle André-Pagé, 2004). Katie est parallèlement cofondatrice du groupe d’artistes The Choreographers. De 2008 à 2011, ils ont créé et présenté Man and Mouse ainsi que Oh! Canada dans diverses salles au Canada et aux États-Unis. Katie a collaboré avec La 2e Porte à Gauche en tant que chorégraphe du Bal Moderne et du pARTy (2009, 2013, 2014).
Photo : Michael Feuerstack

 

Fred Gravel

FRÉDÉRICK GRAVEL
Membre fondateur de La 2e Porte à Gauche, Frédérick Gravel est diplômé du Département de Danse de l’Université du Québec à Montréal où il y déposait, en 2009, son mémoire de maîtrise portant sur « le rôle de l’artiste en danse dans la société démocratique ». Chorégraphe, danseur, musicien, éclairagiste, Frédérick Gravel est actif depuis une dizaine d’années sur la scène montréalaise. Prônant la transversalité culturelle et disciplinaire, il enthousiasmait le public du FTA en 2009 avec Gravel Works, spectacle ensuite invité aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis. En 2010, il revient à nouveau au Festival avec Tout se pète la gueule, chérie. Étant toujours là où on ne l’attend pas, il a collaboré notamment avec Pierre Lapointe pour le spectacle Mutantès (2009). Ses productions Gravel Works, Tout se pète la gueule, chérie et Cabaret Gravel Cabaret (2012) sont saluées par la critique d’ici et d’ailleurs. Sa plus récente création, Usually Beauty Fails, fut présentée en novembre 2012 à la Cinquième Salle de la Place Des Arts, à Montréal. La production a fait l’objet d’une tournée dans plusieurs villes européennes et nord-américaines. En 2013, il a collaboré avec l'auteur Étienne Lepage pour la création d’Ainsi parlait... présentée, entre autres, à Montréal, Paris et Toronto.
Photo Julie Artacho

 

Catherine Gaudet


CATHERINE GAUDET
Catherine Gaudet a complété un baccalauréat et une maîtrise en danse contemporaine à l’Université du Québec à Montréal. Elle a d’abord travaillé en tant qu’interprète avec divers chorégraphes avant de s’engager dans une recherche chorégraphique personnelle en 2004. Elle crée, entre autres, les pièces Grosse fatigue (2005), L’Arnaque (2006), Alex Lalune (2007), Sourire forcé (2009), L’invasion du vide (2009) et Je suis un autre (2012), présentées au Québec, en France et au Danemark. En 2008, elle participe au Aarhus International Choreography Competition au Centre chorégraphique Archauz, Danemark, où elle remporte le second prix. Elle reçoit en 2010, le Prix David-Kilburn de la Fondation de l'UQAM. En 2010 et 2011, elle profite de la résidence de création à La Bellone, Bruxelles, ainsi qu’à la Tanzwerkstatt, Berlin. Elle a présenté son travail aux Jeux de la Francophonie à Nice (France) en septembre 2013. Ses dernières créations, Roméo et Juliette (courte forme) et Au sein des plus raides vertus (FTA 2014) ont grandement été applaudies par le public et la critique. Catherine Gaudet a été membre de La 2e Porte à Gauche de 2010 à 2013 et a participé à la création de Rendez-vous à l’hôtel, en tandem artistique avec Jérémie Niel qui s’est prolongé avec la création de La très excellente et lamentable tragédie de Roméo et Juliette présentée à l’Usine C en 2016. Elle est également membre de la compagnie LORGANISME.
Photo Julie Artacho


VIRGINIE BRUNELLE
À peine ses études terminées en 2007, Virginie Brunelle s’impose sur la scène contemporaine par le caractère cru et émotif de ses créations. Applaudies par la critique et les publics, ses oeuvres obtiennent plusieurs distinctions et récompenses – la Bourse David Kilburn 2007, un séjour professionnel de développement en Wallonie-Bruxelles de l’OQWBJ, une résidence et une codiffusion du Studio 303, la Bourse RIDEAU 2009 du Festival Vue sur la Relève, le deuxième prix à la AICC 2010 au Danemark (Aarhus International Choreography Competition) – et les échos se font immédiatement entendre au-delà de nos frontières par des invitations à des festivals internationaux. Inspirée du quotidien, Virginie Brunelle cherche à démystifier les comportements relationnels des hommes et des femmes. Si la technique des danseurs tient une place primordiale dans l’exécution des mouvements et sous-tend la qualité de l’interprétation, c’est l’humain qui demeure au cœur de sa démarche.
Photo Mathieu Doyon

 

NICOLAS CANTIN
Formé au Conservatoire d'Art Dramatique d'Avignon, Nicolas Cantain a longtemps fréquenté l'improvisation comme outil de performance. Son amour du jeu s'est essentiellement nourri au contact de Mario Gonzales, Philippe Hottier et Tapa Sudana. Il a joué dans plusieurs productions théâtrales en Europe. Avec la sombre et radicale Mygale (FTA, 2012), il jouait dans les zones les plus troubles du handicap émotionnel mis en scène précédemment dans Belle manière et Grand singe. En 2005, il y a joué dans Jachère, solo de Christiane Bourget qui lui a valu un Prix Paula Citron à Toronto. Il a fait de brèves apparitions sur scène avec Glass House et Falaise avant de danser pour Frédérick Gravel (Tout se pète la gueule, chérie, FTA, 2010). Il a aussi cosigné le solo circassien Patinoire des 7 doigts de la main et dirige les étudiants de l’École nationale de cirque de Montréal et de l’École nationale de théâtre. Concepteur sonore de ses créations, en 2014 il est artiste en résidence à L'L (Bruxelles), à Montevideo (Marseille) et à l'Usine C (Montréal). Grâce à ces institutions, il développe Cheese et KLUMZY.
Photo Jocelyn Michel



JEAN-SÉBASTIEN LOURDAIS
Diplômé du Centre de Grymda, en France en 1995 puis de l’UQAM en 2001, c’est en 2002 que Jean-Sébastien Lourdais a d’abord sondé à travers ses créations divers aspects de déséquilibre sur la condition humaine. C’est à partir de Contrôle Réaction qu’il a atteint le paroxysme à travers le corps, ses comportements et ses dysfonctionnements. Par la suite, son travail de création explore la contrepartie, la recherche de l’équilibre. Il utilise des moyens sensoriels et méditatifs pour dé-domestiquer et transformer les corps, corps qui aspirent à une libération encore à venir? Nourri au body-mind centering, au continuum mouvement et à la respiration, l’animalité n’est jamais loin. Dans ses dernières créations, au cours années écoulées, il voyage entre l’Europe et l’Amérique du nord. En 2014 il créa une œuvre Milieu de nulle part à Montréal avec 7 soli, 7 corps à L’agora de la danse et l'amène par la suite à être en résidence tout l’automne 2014 en France, pour une nouvelle création La Chambre anéchoîque qui fut présentée au festival les Hivernal d’Avignon et au FTA en 2015. Parallèlement à sa démarche de création personnelle, Jean-Sébastien Lourdais est invité à titre de chorégraphe pour plusieurs commandes à Montréal et à Toronto notamment pour Trois Peaux (trio) à Montréal et Danse et Étrange (trio) pour la Dance Theater de Toronto.
Photo Veronique Thibault

 

Concepteurs et collaborateurs


TOMAS FUREY - COMPOSITEUR
Tomas Furey a étudié au Conservatoire national de Paris en piano classique puis au conservatoire de musique de Montréal en composition électroacoustique. Il compose depuis pour la danse contemporaine (Dave St Pierre, Benoît Lachambre, George Stamos, Clara Furey, Eric Arnal Burtschy), pour le théâtre (Jérémie Niel, Loui Maufette) et le cinéma (Carole Laure). Il travaille actuellement sur son premier album solo.
Photo Le Petit Russe

 


FRÉDÉRICK GRAVEL - ÉCLAIRGISTE
Frédérick Gravel a complété un baccalauréat en danse à l’UQAM (2003) ainsi qu’une maîtrise portant sur le rôle de l’artiste dans la société démocratique (2009). Chorégraphe, interprète, éclairagiste, chercheur, metteur en scène et musicien à tour de rôle, son travail est un heureux mélange de plusieurs disciplines. Il a créé Du Pittoresque en Danse, et dans la mienne en particulier au Studio 303 en 2004, puis GravelWorks (2008), un projet de recherche en création/diffusion débuté en 2006 et dont la version intégrale a été présentée à Tangente en 2008 puis au FTA en 2009 et au Texas en 2010. Cette création a donné naissance au Grouped’ArtGravelArtGroup. Frédérick collabore aussi avec plusieurs artistes provenant d’autres pratiques artistiques et il est co-fondateur de La 2e Porte à Gauche. Il a notamment créé Tout se pète la gueule, chérie (2010), Usually Beauty Fails (2012), This Duet That We've Already Done (so many times) (2015), ainsi que le spectacle Ainsi parlait... (2013) avec l'auteur Étienne Lepage. 
Photo Julie Artacho


KATYA MONTAIGNAC - DIRECTRICE ARTISTIQUE
De 1995 à 2002, Katya Montaignac danse à Paris pour la compagnie La Gorgone dirigée par Vincent Lahache. Depuis 1998, elle collabore en tant que critique de danse à plusieurs publications, notamment la revue JEU. Elle conçoit en 2001 à Paris le projet Raymond, un solo pour n interprètes qui réunit depuis sa création une cinquantaine d'individus, danseurs ou non. Ce projet a été présenté en France et au Québec plus d'une trentaine de fois. Membre de La 2e Porte à Gauche depuis 2006, elle signe régulièrement la direction artistique de ses productions (Blind date, 9 ½ à part., le pARTy, 4quART, Danse à 10, Rendez-vous à l’hôtel et Pluton). Depuis 2007, Katya crée des « Objets Dansants Non identifiés » (Danses invisibles en 2007, Corps anonymes en 2009). Docteure ès danse, elle soigne les maux des chorégraphes à titre de dramaturge, notamment auprès de Marie Béland, Frédérick Gravel, Milan Gervais et Isabel Mohn. Elle enseigne au département de danse de l’UQAM et s’implique également en tant que commissaire, notamment pour le OFFTA pendant 7 ans.
Photo Julie Artacho

Marie Béland

 

MARIE BÉLAND - OEIL EXTÉRIEUR
Marie Béland a complété un baccalauréat en danse à l’UQÀM, où elle a reçu la bourse d’excellence William Douglas. En 2005, elle fonde sa propre compagnie, maribé - sors de ce corps. Elle crée d’abord maribé – live in Montréal et Twis-manivelle, en 2005. Suivent ensuite Dieu ne t’a pas créé juste pour danser (2008), RAYON X : a true decoy story (2010), BEHIND : une danse dont vous êtes le héros (2010), Vie et mort de l’élégance (2012), Figures de silence (2013), BLEU – VERT – ROUGE (2013), Révélations (2014) et enfin BETWEEN (2015). Marie effectue également une résidence à la TanzWerkstatt de Berlin (2010) et à La Caldera de Barcelone (2012). Ses pièces, qui ont remporté plusieurs prix et distinctions, ont été présentées notamment à Tangente, à l’Agora de la danse, dans les Maisons de la culture, au FTA, dans plusieurs régions au Québec ainsi qu’en Europe (France, Belgique, Espagne). En dix ans, Marie a ainsi créé une série d’œuvres où l’indiscipline s’organise avec précision et esprit. Son écriture chorégraphique allie fougue physique, humour absurde, culture populaire et engagement du spectateur, dans une construction de sens qui déroute et réjouit à la fois. À travers l’ensemble de son travail, elle questionne la danse, les spectacles et les spectacles de danse, pour en révéler les coulisses, les mécanismes et parfois même les travers. Parallèlement à son travail sur scène, Marie Béland s’intéresse à la danse in situ, au travail multidisciplinaire et à l’enseignement. Elle est membre fondateur du laboratoire de création La 2e Porte à Gauche et est membre de Circuit-Est centre chorégraphique.
Photo Julie Artacho

 

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Dernière modification : 18 avril 2016
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